Discussion:
L'objectif de Hulot : la précarité énergétique pour les plus pauvres !
(trop ancien pour répondre)
Cardinal de Hère
2017-05-20 13:33:02 UTC
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Raw Message
Il est temps de dire la vérité sur ce vieux beauf ramenard qui suit la
voie tracée par les Allemands : celle d'une énergie électrique hors de
prix, créant une précarité énergétique parmi les travailleurs pauvres
qui sont plus de 9 millions en Allemagne. Du fait de l'abandon du
nucléaire et du passage massif aux énergies intermittentes doublées
forcément par le charbon et le gaz, le prix de l'électricité a explosé
en Allemagne. Car comme en France ce sont les consommateurs qui paient
pour les délires écologistes de leur racaille politique, engraissant au
passage le très puissant lobby des énergies vertes aux USA, lobby lié au
secteur pétrolier, au lobby militaro-industriel et aux neocons. Et c'est
ainsi qu'en Allemagne les plus pauvres renoncent à s'éclairer, à se
chauffer ou à cuisiner faute d'argent pour payer leur électricité. Voilà
donc pourquoi Macron a nommé le vieux beauf populaire parmi les bobos
mais qui sera bientôt honni des plus pauvres !
<http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140303trib000818133/la-politique-energetique-allemande-cree-surtout-de-la-pauvrete.html>
La politique énergétique allemande pénalise les plus démunis, tout en
s'avérant une piètre solution pour le changement climatique. Le 24
février, le gouvernement allemand a reconnu que 6,9 millions de ménages
vivent en dessous du seuil de précarité énergétique - seuil déterminé
par un taux d'effort des dépenses en énergie supérieur à 10% des revenus
d'un ménage. Ces faits sont largement dus à l'Energiewende, la
transition énergétique du pays du nucléaire vers les énergies
renouvelables (EnR).
Une subvention d'un montant astronomique à l'énergie verte, payée par
les consommateurs
Si les faits n'étaient pas aussi tragiques, on aurait presque pu
qualifier d'humoristique la déclaration d'une parlementaire verte selon
laquelle "les énergies fossiles sont devenus un piège de la pauvreté".
Elle oublie un peu facilement que cette année, les consommateurs
allemands devront subventionner l'énergie verte d'un montant
astronomique de 23,6 milliards d'euros en sus de leur facture
d'électricité normale au nom de "la répartition des charges des énergies
renouvelables."
Une redistribution à l'envers: plus pour les riches, moins pour les pauvres
Depuis 2008, ce prélèvement a considérablement réaffecté l'argent des
pauvres vers les riches - par exemple, celui des locataires à faibles
revenus de la région du Ruhr vers les riches propriétaires de la Bavière
qui installent des panneaux solaires sur leurs toits. Cette charge est
montée en fusée, de 1.15 c€/kWh en 2008 à 6.24 c€/kWh cette année. Une
augmentation qui s'est soldée depuis par 1,4 million de ménages
supplémentaires vivant dans la précarité énergétique. Les consommateurs
allemands ont déjà payé 109 milliards d'euros pour les EnR depuis 2000,
et les prévisions annoncent une augmentation substantielle de la note
dans les années à venir. Entre 2000 et 2013, le prix réel de
l'électricité domestique a augmenté de 80%. Actuellement, la facture des
EnR représente un quart des coûts domestiques en électricité en Allemagne.
L'innovation découragée
Parallèlement, il apparaît très clairement que l'Energiewende est loin
d'être une politique pertinente. Les conseillers politiques en matière
de Recherche et Développement (R&D) commissionés par le Parlement
allemand ont livré un rapport accablant sur la loi allemande sur les
énergies renouvelables (EEG). Selon ce rapport, les subventions
actuelles découragent l'innovation : "elles ont un faible impact sur
l'innovation technologique en matière d'EnR en Allemagne."
Essentiellement, il est plus sécurisant pour les entreprises de
continuer à commercialiser les anciennes technologies utilisées pour
l'éolien, le solaire et la biomasse, du fait des larges subventions qui
leur sont allouées, plutôt que d'essayer de développer de nouvelles
technologies qui produiront les mêmes bénéfices mais impliqueront plus
de prises de risques.
Le climat n'est pas mieux protégé
Par ailleurs, la loi EEG n'offre pas plus de protection climatique mais
au contraire, elle augmente considérablement son coût. Et le rapport de
conclure que "pour ces deux raisons, la poursuite de l'application de la
loi EEG n'est pas justifiée."
La politique EEG revient à employer les grands moyens pour réaliser peu
de choses. Une étude menée récemment par le cabinet McKinsey montre que
les prix de l'électricité domestique en Allemagne ont augmenté de 48%
par rapport à la moyenne européenne. Dans le même temps, les prix
énergétiques européens ont augmenté de 40% depuis 2005, contrairement à
ceux des États-Unis qui ont baissé.
Les industriels allemands un peu moins surtaxés
Et malgré les exemptions de prélèvement EEG dont bénéficient les
entreprises allemandes à forte consommation d'énergie, leur facture
énergétique reste supérieure à la moyenne européenne de 19%, ce qui leur
vaut un désavantage concurrentiel par rapport à leurs homologues
européennes, notamment celles basées aux États-Unis. Il n'est pas
suprenant que le géant de la chimie allemande BASF soit peu enclin à
élargir ses investissements en Allemagne et en Europe, avec les impacts
que cela implique sur les emplois industriels locaux.
Une consommation de charbon en forte hausse
Rien que pour le solaire, l'Allemagne s'est engagée à payer des
subventions de plus de 100 milliards d'euros sur les 20 prochaines
années, bien que le solaire ne constitue actuellement que 0.7% de la
consommation primaire en énergie. Projeté vers la fin de siècle, les
impacts des panneaux solaires sur le climat se résument à un retardement
du réchauffement climatique de 37 heures.
Les énergies vertes ne peuvent pas couvrir les besoins en électricité en
Allemagne - qu'allez-vous faire lorsque le soleil ou le vent fait défaut
? C'est la raison pour laquelle l'Allemagne doit encore s'appuyer sur
les énergies fossiles, et c'est l'un des facteurs qui ont fait monter la
consommation du charbon (source d'énergie très polluante) l'année
dernière à son plus haut niveau depuis 1990. En conséquence, l'Allemagne
a augmenté ses émissions de CO2 depuis sa sortie du nucléaire entamée en
2011, et cela, malgré les subventions incroyables consacrées aux EnR.
Investir dans la R&D verte
L'Allemagne ne devrait pas injecter des centaines de milliards d'euros
dans les subventions de technologies peu fiables et peu efficientes, qui
pèsent en revanche très lourd dans la facture énergétique des plus
défavorisés. Elle devrait plutôt investir plus dans la R&D verte dans le
but de développer des générations plus efficaces d'EnR, de technologies
de stockages et de smart grids. Si nous pouvions innover de manière à
ramener les coûts des EnR en dessous de ceux des énergies fossiles, tout
le monde passerait aux EnR, sans pénaliser les plus démunis.
Selon les recherches effectuées par quelques-uns des plus éminents
économistes de la planète, incluant trois Prix Nobel, pour le Copenhagen
Consensus Center, les subventionnements actuelles des EnR sont si peu
bénéfiques que sur chaque euro dépensé en subvention, 97% est gaspillé.
Par contre, investir un euro dans les innovations écologiques pourrait
permettre d'éviter 11 euros de dégâts à long-terme dus au changement
climatique, ce qui serait 500 fois plus efficace.
Le gouvernement allemand serait bien inspiré de suivre les conseils de
ses experts et de ne pas poursuivre ses politiques actuelles sur le
solaire et l'éolien qui ne font qu'accroître la pauvreté. En lieu et
place, l'Allemagne devrait concentrer ses efforts sur des innovations
vertes plus abordables qui seraient bénéfiques à la fois au climat, à
l'économie et aux citoyens à faible revenu.
Bjørn Lomborg est le directeur du Copenhagen Consensus Center et
professeur adjoint au Copenhagen Business School.
Pour les citoyens, l'énergie électrique coûtait en 2013 80% plus cher en
Allemagne qu'en France !

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Necronomacron
2017-05-20 13:34:22 UTC
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Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Pour les citoyens, l'énergie électrique coûtait en 2013 80% plus cher en
Allemagne qu'en France !
https://static.latribune.fr/article_body/340098/electricite-allemagne.jpg
Hulot rime avec salaud !
"René Groumal
2017-05-20 16:02:15 UTC
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Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Il est temps de dire la vérité sur ce vieux beauf ramenard qui suit la
voie tracée par les Allemands : celle d'une énergie électrique hors de
prix, créant une précarité énergétique parmi les travailleurs pauvres
qui sont plus de 9 millions en Allemagne. Du fait de l'abandon du
nucléaire et du passage massif aux énergies intermittentes doublées
forcément par le charbon et le gaz, le prix de l'électricité a explosé
en Allemagne. Car comme en France ce sont les consommateurs qui paient
pour les délires écologistes de leur racaille politique, engraissant au
passage le très puissant lobby des énergies vertes aux USA, lobby lié au
secteur pétrolier, au lobby militaro-industriel et aux neocons. Et c'est
ainsi qu'en Allemagne les plus pauvres renoncent à s'éclairer, à se
chauffer ou à cuisiner faute d'argent pour payer leur électricité. Voilà
donc pourquoi Macron a nommé le vieux beauf populaire parmi les bobos
mais qui sera bientôt honni des plus pauvres !
<http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140303trib000818133/la-politique-energetique-allemande-cree-surtout-de-la-pauvrete.html>
La politique énergétique allemande pénalise les plus démunis, tout en
s'avérant une piètre solution pour le changement climatique. Le 24
février, le gouvernement allemand a reconnu que 6,9 millions de ménages
vivent en dessous du seuil de précarité énergétique - seuil déterminé
par un taux d'effort des dépenses en énergie supérieur à 10% des revenus
d'un ménage. Ces faits sont largement dus à l'Energiewende, la
transition énergétique du pays du nucléaire vers les énergies
renouvelables (EnR).
Une subvention d'un montant astronomique à l'énergie verte, payée par
les consommateurs
Si les faits n'étaient pas aussi tragiques, on aurait presque pu
qualifier d'humoristique la déclaration d'une parlementaire verte selon
laquelle "les énergies fossiles sont devenus un piège de la pauvreté".
Elle oublie un peu facilement que cette année, les consommateurs
allemands devront subventionner l'énergie verte d'un montant
astronomique de 23,6 milliards d'euros en sus de leur facture
d'électricité normale au nom de "la répartition des charges des énergies
renouvelables."
Une redistribution à l'envers: plus pour les riches, moins pour les pauvres
Depuis 2008, ce prélèvement a considérablement réaffecté l'argent des
pauvres vers les riches - par exemple, celui des locataires à faibles
revenus de la région du Ruhr vers les riches propriétaires de la Bavière
qui installent des panneaux solaires sur leurs toits. Cette charge est
montée en fusée, de 1.15 c€/kWh en 2008 à 6.24 c€/kWh cette année. Une
augmentation qui s'est soldée depuis par 1,4 million de ménages
supplémentaires vivant dans la précarité énergétique. Les consommateurs
allemands ont déjà payé 109 milliards d'euros pour les EnR depuis 2000,
et les prévisions annoncent une augmentation substantielle de la note
dans les années à venir. Entre 2000 et 2013, le prix réel de
l'électricité domestique a augmenté de 80%. Actuellement, la facture des
EnR représente un quart des coûts domestiques en électricité en Allemagne.
L'innovation découragée
Parallèlement, il apparaît très clairement que l'Energiewende est loin
d'être une politique pertinente. Les conseillers politiques en matière
de Recherche et Développement (R&D) commissionés par le Parlement
allemand ont livré un rapport accablant sur la loi allemande sur les
énergies renouvelables (EEG). Selon ce rapport, les subventions
actuelles découragent l'innovation : "elles ont un faible impact sur
l'innovation technologique en matière d'EnR en Allemagne."
Essentiellement, il est plus sécurisant pour les entreprises de
continuer à commercialiser les anciennes technologies utilisées pour
l'éolien, le solaire et la biomasse, du fait des larges subventions qui
leur sont allouées, plutôt que d'essayer de développer de nouvelles
technologies qui produiront les mêmes bénéfices mais impliqueront plus
de prises de risques.
Le climat n'est pas mieux protégé
Par ailleurs, la loi EEG n'offre pas plus de protection climatique mais
au contraire, elle augmente considérablement son coût. Et le rapport de
conclure que "pour ces deux raisons, la poursuite de l'application de la
loi EEG n'est pas justifiée."
La politique EEG revient à employer les grands moyens pour réaliser peu
de choses. Une étude menée récemment par le cabinet McKinsey montre que
les prix de l'électricité domestique en Allemagne ont augmenté de 48%
par rapport à la moyenne européenne. Dans le même temps, les prix
énergétiques européens ont augmenté de 40% depuis 2005, contrairement à
ceux des États-Unis qui ont baissé.
Les industriels allemands un peu moins surtaxés
Et malgré les exemptions de prélèvement EEG dont bénéficient les
entreprises allemandes à forte consommation d'énergie, leur facture
énergétique reste supérieure à la moyenne européenne de 19%, ce qui leur
vaut un désavantage concurrentiel par rapport à leurs homologues
européennes, notamment celles basées aux États-Unis. Il n'est pas
suprenant que le géant de la chimie allemande BASF soit peu enclin à
élargir ses investissements en Allemagne et en Europe, avec les impacts
que cela implique sur les emplois industriels locaux.
Une consommation de charbon en forte hausse
Rien que pour le solaire, l'Allemagne s'est engagée à payer des
subventions de plus de 100 milliards d'euros sur les 20 prochaines
années, bien que le solaire ne constitue actuellement que 0.7% de la
consommation primaire en énergie. Projeté vers la fin de siècle, les
impacts des panneaux solaires sur le climat se résument à un retardement
du réchauffement climatique de 37 heures.
Les énergies vertes ne peuvent pas couvrir les besoins en électricité en
Allemagne - qu'allez-vous faire lorsque le soleil ou le vent fait défaut
? C'est la raison pour laquelle l'Allemagne doit encore s'appuyer sur
les énergies fossiles, et c'est l'un des facteurs qui ont fait monter la
consommation du charbon (source d'énergie très polluante) l'année
dernière à son plus haut niveau depuis 1990. En conséquence, l'Allemagne
a augmenté ses émissions de CO2 depuis sa sortie du nucléaire entamée en
2011, et cela, malgré les subventions incroyables consacrées aux EnR.
Investir dans la R&D verte
L'Allemagne ne devrait pas injecter des centaines de milliards d'euros
dans les subventions de technologies peu fiables et peu efficientes, qui
pèsent en revanche très lourd dans la facture énergétique des plus
défavorisés. Elle devrait plutôt investir plus dans la R&D verte dans le
but de développer des générations plus efficaces d'EnR, de technologies
de stockages et de smart grids. Si nous pouvions innover de manière à
ramener les coûts des EnR en dessous de ceux des énergies fossiles, tout
le monde passerait aux EnR, sans pénaliser les plus démunis.
Selon les recherches effectuées par quelques-uns des plus éminents
économistes de la planète, incluant trois Prix Nobel, pour le Copenhagen
Consensus Center, les subventionnements actuelles des EnR sont si peu
bénéfiques que sur chaque euro dépensé en subvention, 97% est gaspillé.
Par contre, investir un euro dans les innovations écologiques pourrait
permettre d'éviter 11 euros de dégâts à long-terme dus au changement
climatique, ce qui serait 500 fois plus efficace.
Le gouvernement allemand serait bien inspiré de suivre les conseils de
ses experts et de ne pas poursuivre ses politiques actuelles sur le
solaire et l'éolien qui ne font qu'accroître la pauvreté. En lieu et
place, l'Allemagne devrait concentrer ses efforts sur des innovations
vertes plus abordables qui seraient bénéfiques à la fois au climat, à
l'économie et aux citoyens à faible revenu.
Bjørn Lomborg est le directeur du Copenhagen Consensus Center et
professeur adjoint au Copenhagen Business School.
Pour les citoyens, l'énergie électrique coûtait en 2013 80% plus cher en
Allemagne qu'en France !
https://static.latribune.fr/article_body/340098/electricite-allemagne.jpg
Pour le moment mais quand il faudra intégrer le cout du remplacement
des centrales obsolètes et du traitement des déchets atomiques
croissants la comparaison sera moins flatteuse pour la France.

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