Discussion:
Rémy Prud’homme débunque avec talent le délire sur les subventions accordées aux dérivés du pétrole
(trop ancien pour répondre)
Cardinal de Hère
2017-07-28 19:01:37 UTC
Permalink
Raw Message
J'ai rarement vu un démontage aussi réussi que celui entrepris par Rémy
Prud’homme. Les officines écologistes qui soutiennent que les
combustibles fossiles sont subventionnées sont ridiculisées avec une
logique et une méthode implacables ! Du grand art !

<https://www.climato-realistes.fr/la-sur-taxation-des-combustibles-fossiles/>

Le mythe des subventions aux combustibles fossiles

9 mai 2016 / Usbek

Selon un rapport de l’IEA (Agence Internationale de l’Energie) les
subventions allouées aux combustibles fossiles représentaient en 2013
550 milliards de dollars, soit plus de quatre fois la somme des
subventions aux énergies renouvelable. L’économiste Rémy Prud’homme
explique dans cet article ce qu’il faut penser de cette affirmation

Par Rémy Prud’homme[1]

Les combustibles fossiles sont le nouvel Antechrist, le Grand Satan à la
mode – « A combattre à tout prix et par tous les moyens » dirait
Flaubert s’il complétait son Dictionnaire des Idés Reçues. Le moyen mis
en avant par nos Bouvards et nos Pécuchets contemporains, c’est
évidemment l’impôt, ultima ratio de toute politique. A l’appui de cette
proposition est apparue l’affirmation que les combustibles fossiles
étaient actuellement dans le monde très subventionnés : de 500 milliards
de dollars par an. Cette affirmation est fausse. Si l’on veut bien se
donner la peine de réfléchir au lieu de répéter, on constate que loin
d’être subventionnés, les combustibles fossiles sont à peu près partout
lourdement taxés. Aux niveaux de la production, de la consommation, ou
des deux.

Il y a sur-taxation de la production lorsque la fiscalité de
l’activité extractive est plus élevée que la fiscalité des autres
activités. C’est très généralement le cas. Les entreprises minières
paient normalement l’impôt sur les bénéfices et la TVA (lorsqu’elle
existe), et paient très souvent en sus des impôts spécifiques tels que
des redevances (royalties) assises sur les quantités extraites ou sur
leur valeur. Tout le monde sait que les revenus du pétrole constituent
une part considérable (70%, 80%, 90%) du budget du Venezuela, de
l’Algérie, ou de l’Arabie Saoudite – même si nos subventionnistes font
semblant de l’ignorer.

L’ampleur de cette sur-taxation est mal connue mais peut être estimée.
On peut partir d’une évaluation du « prélèvement étatique moyen »
proposée par le Boston Consulting Group : 30 $ par baril
d’équivalent-pétrole. En multipliant par la quantité de barils produite,
on obtient pour 2014 un chiffre d’environ 1.600 milliards de dollars. On
peut aussi partir de la rente pétrolière et gazière, évaluée par la
Banque Mondiale à 2.600 milliards de dollars (pour 2013), et multiplier
ce montant par le pourcentage de la rente capturée par les Etats. Ce
pourcentage n’est certainement pas inférieur à 50%. Cela met la
sur-taxation de la production des combustibles fossiles à environ 1.300
milliards de dollars. Les deux estimations sont assez voisines. Par
prudence, on retiendra la plus basse comme un ordre de grandeur de la
sur-fiscalité qui frappait en 2014 les combustibles fossiles.

Il y a sur-taxation de la consommation de ces mêmes combustibles
fossiles lorsque la fiscalité de leur consommation (ou de celle de leurs
dérivés) est plus élevée que la fiscalité qui frappe les autres biens.
Le cas de la fiscalité des carburants en France en est un exemple
classique et frappant. Il suffit de comparer les prix hors-taxes et les
taxes pour voir que l’essence est taxée à près de 140% et le diésel à un
peu plus de 100%. Ces pourcentages se rapportent à 2014 ; en 2016, avec
un prix hors-taxe nettement inférieur, les pourcentages sont encore plus
élevés. Ils sont à comparer aux 20% de TVA qui frappent les autres biens
en France. La différence est une très importante sur-taxation, qui
provient de la fiscalité dite spécifique, principalement de la TICPE.

On a calculé l’importance de cette sur-taxation pour les seuls
carburants routiers dans plus de 200 pays en comparant le prix à la
pompe avec un prix « normal » (approximé comme le prix hors-taxe
français augmenté d’une TVA de 20%). Les carburants routiers sont
surtaxés dans 87% des pays (en particulier dans tous les grands pays,
même aux Etats-Unis, en Russie, en Chine), et subventionnés dans 13%
d’entre eux. Pour les 36 plus gros consommateurs de carburants routiers
on obtient une sur-taxation nette de plus de 440 milliards de dollars.

Les carburants routiers ne sont pas les seuls dérivés des combustibles
fossiles à être sur-taxés. Pour la seule Europe, Eurostat propose une
estimation détaillée de la sur-taxation de l’ensemble des combustibles
fossiles : 300 milliards de dollars. In fine, pour le globe, la
sur-taxation de la consommation de combustibles fossiles est
certainement supérieure à 600 ou 700 milliards.

L’addition des sur-fiscalités de la production et de la consommation
donne donc un ordre de grandeur d’environ 2.000 milliards de dollars.

Cela revient à une taxe carbone d’environ 120 dollars par tonne de
CO2. Est-ce assez ? Il n’est pas illégitime de se poser la question. Les
combustibles fossiles constituent une excellente assiette fiscale, assez
facile à imposer, et dont la taxation a peu d’effets distorsifs
négatifs. On peut discuter du montant de cette fiscalité, le considérer
comme excessif – ou comme insuffisant – mais on ne peut pas nier
l’existence de cette surtaxation.

Comment les 2.000 milliards de dollars de sur-taxation facilement
constatables dans les budgets des Etats se transforment-ils en un 500
milliards de subventions totalement invisibles dans ces mêmes budgets ?
Cette transmutation de l’or en plomb a d’abord été pratiquée aux
Etats-Unis (et sur le cas des Etats-Unis) par des ONG activistes comme
Greenpeace ou WWF. Elle a ensuite gagné des institutions responsables
comme le FMI ou l’AIE. Ce jeu du « qui veut noyer son chien l’accuse de
la rage » repose sur quatre tours de passe-passe.

Le premier consiste à ignorer systématiquement les 2.000 milliards de
sur-taxation mentionnés ci-dessus. Pas à les nier, mais simplement à les
passer sous silence. C’est ce qu’on appelle mentir pas omission.

Le deuxième revient à baptiser subvention une moindre sur-taxation.
Dans la plupart des pays, tous les carburants sont sur-taxés, mais
certains le sont plus que d’autres. En France (après le tabac taxé à
350%), l’essence est le plus taxé des biens (à 140%), suivi du diésel (à
100%) – à comparer avec le caviar imposé à la seule TVA à 20%. Nos
subventionistes définissent le prix « normal » des carburants comme le
prix de vente de l’essence. Du coup, le diésel, le troisième bien le
plus taxé en France, est transformé en un bien subventionné ! Avec cette
manière de compter, tous les biens – sauf le tabac et l’essence – sont
subventionnés en France.

Le troisième concerne les pays producteurs-exportateurs de
combustibles fossiles. Dans ces pays les prix auxquels pétrole et gaz se
vendent sur le marché intérieur sont généralement supérieurs aux coûts
de production et inférieurs aux prix à l’exportation. Considérons un
pays où le coût de production est 10, le prix de vente au consommateur
40, et le prix à l’exportation 100. Doit-on dire que ce pays surtaxe les
carburants de 30 ou qu’il les subventionne de 60 ? Les organisations
internationales choisissent la deuxième solution. Dans les comptes
publics de l’Iran et l’Arabie Saoudite vous aurez bien les 30 de
sur-taxation, mais aucune trace de cette prétendue « subvention » de 60.
Si le prix à l’exportation passe de 100 à 50 (c’est à peu près ce qui
s’est passé au cours des deux dernières années), la « subvention » ainsi
calculée passe de 60 à 10. Avec les très bas prix actuels du pétrole, la
prétendue subvention s’est largement évaporée. Une telle disparition –
alors que ni les coûts de production ni les prix intérieurs n’ont changé
– montre assez le caractère discutable, pour ne pas dire tendancieux, de
la définition choisie. Cette évaporation doit un peu gêner nos
subventioneurs car ils la cachent, continuant de s’accrocher au chiffre
de 500 milliards calculé avec un pétrole à 120 dollars le baril.

Le quatrième tour, le plus gros et le plus productif, consiste à
sortir du chapeau les « externalités » engendrées par l’usage des
combustibles fossiles : maladies pulmonaires, dommages causés par
l’effet de serre, etc. Bien entendu, seules les externalités négatives
sont considérées. Elles sont difficiles à évaluer et à valoriser
sérieusement. On peut donc produire un chiffre élevé, que l’on ajoute au
coût de production (généralement bien plus faible), pour produire un
coût « total » très élevé. Plus élevé que le prix payé, même lorsque
celui-ci est grevé d’une sur-taxation lourde. On baptise subvention la
différence, et le tour est joué. C’est comme si on disait que le sucre
est lourdement subventionné au motif que le coût de l’externalité
d’obésité qu’il cause n’est pas compris dans le prix du sucre.

Les combustibles fossiles sont donc lourdement taxés. Le sont-ils trop
ou pas assez ? On peut en débattre. Dans certains cas, une augmentation
de cette fiscalité est plaidable. Mais présenter cette sur-taxation
patente comme une subvention massive est une façon biaisée et peu
honnête d’engager le débat. Comme disait Confucius, le premier principe
de la bonne gestion des affaires publiques est de « rendre à chaque
chose son vrai nom ».

Mai 2016


[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de la
Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT. Il
est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou indirectement,
reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
Sam Gratt
2017-07-28 19:07:41 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Mai 2016
Euh...
Yannix
2017-07-29 02:58:21 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Sam Gratt
Post by Cardinal de Hère
Mai 2016
Euh...
Retard à l'allumage, version neuneus d’extrême drouate. Toutefois je
pense que les vices sont platinées ! :o)

X.
--
Post by Sam Gratt
Post by Cardinal de Hère
Macron, je veux bien marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur.
Et voilà. J'étais sûr que ça allait déraper...
Forcément, ça glisse.
"René Groumal
2017-07-28 21:41:56 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Cardinal de Hère
J'ai rarement vu un démontage aussi réussi que celui entrepris par Rémy
Prud’homme. Les officines écologistes qui soutiennent que les
combustibles fossiles sont subventionnées sont ridiculisées avec une
logique et une méthode implacables ! Du grand art !
<https://www.climato-realistes.fr/la-sur-taxation-des-combustibles-fossiles/>
Le mythe des subventions aux combustibles fossiles
9 mai 2016 / Usbek
Selon un rapport de l’IEA (Agence Internationale de l’Energie) les
subventions allouées aux combustibles fossiles représentaient en 2013
550 milliards de dollars, soit plus de quatre fois la somme des
subventions aux énergies renouvelable. L’économiste Rémy Prud’homme
explique dans cet article ce qu’il faut penser de cette affirmation
Par Rémy Prud’homme[1]
Les combustibles fossiles sont le nouvel Antechrist, le Grand Satan à la
mode – « A combattre à tout prix et par tous les moyens » dirait
Flaubert s’il complétait son Dictionnaire des Idés Reçues. Le moyen mis
en avant par nos Bouvards et nos Pécuchets contemporains, c’est
évidemment l’impôt, ultima ratio de toute politique. A l’appui de cette
proposition est apparue l’affirmation que les combustibles fossiles
étaient actuellement dans le monde très subventionnés : de 500 milliards
de dollars par an. Cette affirmation est fausse. Si l’on veut bien se
donner la peine de réfléchir au lieu de répéter, on constate que loin
d’être subventionnés, les combustibles fossiles sont à peu près partout
lourdement taxés. Aux niveaux de la production, de la consommation, ou
des deux.
Il y a sur-taxation de la production lorsque la fiscalité de
l’activité extractive est plus élevée que la fiscalité des autres
activités. C’est très généralement le cas. Les entreprises minières
paient normalement l’impôt sur les bénéfices et la TVA (lorsqu’elle
existe), et paient très souvent en sus des impôts spécifiques tels que
des redevances (royalties) assises sur les quantités extraites ou sur
leur valeur. Tout le monde sait que les revenus du pétrole constituent
une part considérable (70%, 80%, 90%) du budget du Venezuela, de
l’Algérie, ou de l’Arabie Saoudite – même si nos subventionnistes font
semblant de l’ignorer.
L’ampleur de cette sur-taxation est mal connue mais peut être estimée.
On peut partir d’une évaluation du « prélèvement étatique moyen »
proposée par le Boston Consulting Group : 30 $ par baril
d’équivalent-pétrole. En multipliant par la quantité de barils produite,
on obtient pour 2014 un chiffre d’environ 1.600 milliards de dollars. On
peut aussi partir de la rente pétrolière et gazière, évaluée par la
Banque Mondiale à 2.600 milliards de dollars (pour 2013), et multiplier
ce montant par le pourcentage de la rente capturée par les Etats. Ce
pourcentage n’est certainement pas inférieur à 50%. Cela met la
sur-taxation de la production des combustibles fossiles à environ 1.300
milliards de dollars. Les deux estimations sont assez voisines. Par
prudence, on retiendra la plus basse comme un ordre de grandeur de la
sur-fiscalité qui frappait en 2014 les combustibles fossiles.
Il y a sur-taxation de la consommation de ces mêmes combustibles
fossiles lorsque la fiscalité de leur consommation (ou de celle de leurs
dérivés) est plus élevée que la fiscalité qui frappe les autres biens.
Le cas de la fiscalité des carburants en France en est un exemple
classique et frappant. Il suffit de comparer les prix hors-taxes et les
taxes pour voir que l’essence est taxée à près de 140% et le diésel à un
peu plus de 100%. Ces pourcentages se rapportent à 2014 ; en 2016, avec
un prix hors-taxe nettement inférieur, les pourcentages sont encore plus
élevés. Ils sont à comparer aux 20% de TVA qui frappent les autres biens
en France. La différence est une très importante sur-taxation, qui
provient de la fiscalité dite spécifique, principalement de la TICPE.
On a calculé l’importance de cette sur-taxation pour les seuls
carburants routiers dans plus de 200 pays en comparant le prix à la
pompe avec un prix « normal » (approximé comme le prix hors-taxe
français augmenté d’une TVA de 20%). Les carburants routiers sont
surtaxés dans 87% des pays (en particulier dans tous les grands pays,
même aux Etats-Unis, en Russie, en Chine), et subventionnés dans 13%
d’entre eux. Pour les 36 plus gros consommateurs de carburants routiers
on obtient une sur-taxation nette de plus de 440 milliards de dollars.
Les carburants routiers ne sont pas les seuls dérivés des combustibles
fossiles à être sur-taxés. Pour la seule Europe, Eurostat propose une
estimation détaillée de la sur-taxation de l’ensemble des combustibles
fossiles : 300 milliards de dollars. In fine, pour le globe, la
sur-taxation de la consommation de combustibles fossiles est
certainement supérieure à 600 ou 700 milliards.
L’addition des sur-fiscalités de la production et de la consommation
donne donc un ordre de grandeur d’environ 2.000 milliards de dollars.
Cela revient à une taxe carbone d’environ 120 dollars par tonne de
CO2. Est-ce assez ? Il n’est pas illégitime de se poser la question. Les
combustibles fossiles constituent une excellente assiette fiscale, assez
facile à imposer, et dont la taxation a peu d’effets distorsifs
négatifs. On peut discuter du montant de cette fiscalité, le considérer
comme excessif – ou comme insuffisant – mais on ne peut pas nier
l’existence de cette surtaxation.
Comment les 2.000 milliards de dollars de sur-taxation facilement
constatables dans les budgets des Etats se transforment-ils en un 500
milliards de subventions totalement invisibles dans ces mêmes budgets ?
Cette transmutation de l’or en plomb a d’abord été pratiquée aux
Etats-Unis (et sur le cas des Etats-Unis) par des ONG activistes comme
Greenpeace ou WWF. Elle a ensuite gagné des institutions responsables
comme le FMI ou l’AIE. Ce jeu du « qui veut noyer son chien l’accuse de
la rage » repose sur quatre tours de passe-passe.
Le premier consiste à ignorer systématiquement les 2.000 milliards de
sur-taxation mentionnés ci-dessus. Pas à les nier, mais simplement à les
passer sous silence. C’est ce qu’on appelle mentir pas omission.
Le deuxième revient à baptiser subvention une moindre sur-taxation.
Dans la plupart des pays, tous les carburants sont sur-taxés, mais
certains le sont plus que d’autres. En France (après le tabac taxé à
350%), l’essence est le plus taxé des biens (à 140%), suivi du diésel (à
100%) – à comparer avec le caviar imposé à la seule TVA à 20%. Nos
subventionistes définissent le prix « normal » des carburants comme le
prix de vente de l’essence. Du coup, le diésel, le troisième bien le
plus taxé en France, est transformé en un bien subventionné ! Avec cette
manière de compter, tous les biens – sauf le tabac et l’essence – sont
subventionnés en France.
Le troisième concerne les pays producteurs-exportateurs de
combustibles fossiles. Dans ces pays les prix auxquels pétrole et gaz se
vendent sur le marché intérieur sont généralement supérieurs aux coûts
de production et inférieurs aux prix à l’exportation. Considérons un
pays où le coût de production est 10, le prix de vente au consommateur
40, et le prix à l’exportation 100. Doit-on dire que ce pays surtaxe les
carburants de 30 ou qu’il les subventionne de 60 ? Les organisations
internationales choisissent la deuxième solution. Dans les comptes
publics de l’Iran et l’Arabie Saoudite vous aurez bien les 30 de
sur-taxation, mais aucune trace de cette prétendue « subvention » de 60.
Si le prix à l’exportation passe de 100 à 50 (c’est à peu près ce qui
s’est passé au cours des deux dernières années), la « subvention » ainsi
calculée passe de 60 à 10. Avec les très bas prix actuels du pétrole, la
prétendue subvention s’est largement évaporée. Une telle disparition –
alors que ni les coûts de production ni les prix intérieurs n’ont changé
– montre assez le caractère discutable, pour ne pas dire tendancieux, de
la définition choisie. Cette évaporation doit un peu gêner nos
subventioneurs car ils la cachent, continuant de s’accrocher au chiffre
de 500 milliards calculé avec un pétrole à 120 dollars le baril.
Le quatrième tour, le plus gros et le plus productif, consiste à
sortir du chapeau les « externalités » engendrées par l’usage des
combustibles fossiles : maladies pulmonaires, dommages causés par
l’effet de serre, etc. Bien entendu, seules les externalités négatives
sont considérées. Elles sont difficiles à évaluer et à valoriser
sérieusement. On peut donc produire un chiffre élevé, que l’on ajoute au
coût de production (généralement bien plus faible), pour produire un
coût « total » très élevé. Plus élevé que le prix payé, même lorsque
celui-ci est grevé d’une sur-taxation lourde. On baptise subvention la
différence, et le tour est joué. C’est comme si on disait que le sucre
est lourdement subventionné au motif que le coût de l’externalité
d’obésité qu’il cause n’est pas compris dans le prix du sucre.
Les combustibles fossiles sont donc lourdement taxés. Le sont-ils trop
ou pas assez ? On peut en débattre. Dans certains cas, une augmentation
de cette fiscalité est plaidable. Mais présenter cette sur-taxation
patente comme une subvention massive est une façon biaisée et peu
honnête d’engager le débat. Comme disait Confucius, le premier principe
de la bonne gestion des affaires publiques est de « rendre à chaque
chose son vrai nom ».
Mai 2016
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de la
Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT. Il
est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou indirectement,
reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....

--
anyone
2017-07-29 08:01:50 UTC
Permalink
Raw Message
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
J'ai rarement vu un démontage aussi réussi que celui entrepris par
Rémy Prud’homme. Les officines écologistes qui soutiennent que les
combustibles fossiles sont subventionnées sont ridiculisées avec une
logique et une méthode implacables ! Du grand art !
<https://www.climato-realistes.fr/la-sur-taxation-des-combustibles-fossiles/>
Le mythe des subventions aux combustibles fossiles
9 mai 2016 / Usbek
Selon un rapport de l’IEA (Agence Internationale de l’Energie) les
subventions allouées aux combustibles fossiles représentaient en 2013
550 milliards de dollars, soit plus de quatre fois la somme des
subventions aux énergies renouvelable. L’économiste Rémy Prud’homme
explique dans cet article ce qu’il faut penser de cette affirmation
Par Rémy Prud’homme[1]
Les combustibles fossiles sont le nouvel Antechrist, le Grand Satan à
la mode – « A combattre à tout prix et par tous les moyens » dirait
Flaubert s’il complétait son Dictionnaire des Idés Reçues. Le moyen
mis en avant par nos Bouvards et nos Pécuchets contemporains, c’est
évidemment l’impôt, ultima ratio de toute politique. A l’appui de
cette proposition est apparue l’affirmation que les combustibles
fossiles étaient actuellement dans le monde très subventionnés : de
500 milliards de dollars par an. Cette affirmation est fausse. Si l’on
veut bien se donner la peine de réfléchir au lieu de répéter, on
constate que loin d’être subventionnés, les combustibles fossiles sont
à peu près partout lourdement taxés. Aux niveaux de la production, de
la consommation, ou des deux.
Il y a sur-taxation de la production lorsque la fiscalité de
l’activité extractive est plus élevée que la fiscalité des autres
activités. C’est très généralement le cas. Les entreprises minières
paient normalement l’impôt sur les bénéfices et la TVA (lorsqu’elle
existe), et paient très souvent en sus des impôts spécifiques tels que
des redevances (royalties) assises sur les quantités extraites ou sur
leur valeur. Tout le monde sait que les revenus du pétrole constituent
une part considérable (70%, 80%, 90%) du budget du Venezuela, de
l’Algérie, ou de l’Arabie Saoudite – même si nos subventionnistes font
semblant de l’ignorer.
L’ampleur de cette sur-taxation est mal connue mais peut être
estimée. On peut partir d’une évaluation du « prélèvement étatique
moyen » proposée par le Boston Consulting Group : 30 $ par baril
d’équivalent-pétrole. En multipliant par la quantité de barils
produite, on obtient pour 2014 un chiffre d’environ 1.600 milliards de
dollars. On peut aussi partir de la rente pétrolière et gazière,
évaluée par la Banque Mondiale à 2.600 milliards de dollars (pour
2013), et multiplier ce montant par le pourcentage de la rente
capturée par les Etats. Ce pourcentage n’est certainement pas
inférieur à 50%. Cela met la sur-taxation de la production des
combustibles fossiles à environ 1.300 milliards de dollars. Les deux
estimations sont assez voisines. Par prudence, on retiendra la plus
basse comme un ordre de grandeur de la sur-fiscalité qui frappait en
2014 les combustibles fossiles.
Il y a sur-taxation de la consommation de ces mêmes combustibles
fossiles lorsque la fiscalité de leur consommation (ou de celle de
leurs dérivés) est plus élevée que la fiscalité qui frappe les autres
biens. Le cas de la fiscalité des carburants en France en est un
exemple classique et frappant. Il suffit de comparer les prix
hors-taxes et les taxes pour voir que l’essence est taxée à près de
140% et le diésel à un peu plus de 100%. Ces pourcentages se
rapportent à 2014 ; en 2016, avec un prix hors-taxe nettement
inférieur, les pourcentages sont encore plus élevés. Ils sont à
comparer aux 20% de TVA qui frappent les autres biens en France. La
différence est une très importante sur-taxation, qui provient de la
fiscalité dite spécifique, principalement de la TICPE.
On a calculé l’importance de cette sur-taxation pour les seuls
carburants routiers dans plus de 200 pays en comparant le prix à la
pompe avec un prix « normal » (approximé comme le prix hors-taxe
français augmenté d’une TVA de 20%). Les carburants routiers sont
surtaxés dans 87% des pays (en particulier dans tous les grands pays,
même aux Etats-Unis, en Russie, en Chine), et subventionnés dans 13%
d’entre eux. Pour les 36 plus gros consommateurs de carburants
routiers on obtient une sur-taxation nette de plus de 440 milliards de
dollars.
Les carburants routiers ne sont pas les seuls dérivés des
combustibles fossiles à être sur-taxés. Pour la seule Europe, Eurostat
propose une estimation détaillée de la sur-taxation de l’ensemble des
combustibles fossiles : 300 milliards de dollars. In fine, pour le
globe, la sur-taxation de la consommation de combustibles fossiles est
certainement supérieure à 600 ou 700 milliards.
L’addition des sur-fiscalités de la production et de la consommation
donne donc un ordre de grandeur d’environ 2.000 milliards de dollars.
Cela revient à une taxe carbone d’environ 120 dollars par tonne de
CO2. Est-ce assez ? Il n’est pas illégitime de se poser la question.
Les combustibles fossiles constituent une excellente assiette fiscale,
assez facile à imposer, et dont la taxation a peu d’effets distorsifs
négatifs. On peut discuter du montant de cette fiscalité, le
considérer comme excessif – ou comme insuffisant – mais on ne peut pas
nier l’existence de cette surtaxation.
Comment les 2.000 milliards de dollars de sur-taxation facilement
constatables dans les budgets des Etats se transforment-ils en un 500
milliards de subventions totalement invisibles dans ces mêmes budgets
? Cette transmutation de l’or en plomb a d’abord été pratiquée aux
Etats-Unis (et sur le cas des Etats-Unis) par des ONG activistes comme
Greenpeace ou WWF. Elle a ensuite gagné des institutions responsables
comme le FMI ou l’AIE. Ce jeu du « qui veut noyer son chien l’accuse
de la rage » repose sur quatre tours de passe-passe.
Le premier consiste à ignorer systématiquement les 2.000 milliards
de sur-taxation mentionnés ci-dessus. Pas à les nier, mais simplement
à les passer sous silence. C’est ce qu’on appelle mentir pas omission.
Le deuxième revient à baptiser subvention une moindre sur-taxation.
Dans la plupart des pays, tous les carburants sont sur-taxés, mais
certains le sont plus que d’autres. En France (après le tabac taxé à
350%), l’essence est le plus taxé des biens (à 140%), suivi du diésel
(à 100%) – à comparer avec le caviar imposé à la seule TVA à 20%. Nos
subventionistes définissent le prix « normal » des carburants comme le
prix de vente de l’essence. Du coup, le diésel, le troisième bien le
plus taxé en France, est transformé en un bien subventionné ! Avec
cette manière de compter, tous les biens – sauf le tabac et l’essence
– sont subventionnés en France.
Le troisième concerne les pays producteurs-exportateurs de
combustibles fossiles. Dans ces pays les prix auxquels pétrole et gaz
se vendent sur le marché intérieur sont généralement supérieurs aux
coûts de production et inférieurs aux prix à l’exportation.
Considérons un pays où le coût de production est 10, le prix de vente
au consommateur 40, et le prix à l’exportation 100. Doit-on dire que
ce pays surtaxe les carburants de 30 ou qu’il les subventionne de 60 ?
Les organisations internationales choisissent la deuxième solution.
Dans les comptes publics de l’Iran et l’Arabie Saoudite vous aurez
bien les 30 de sur-taxation, mais aucune trace de cette prétendue «
subvention » de 60. Si le prix à l’exportation passe de 100 à 50
(c’est à peu près ce qui s’est passé au cours des deux dernières
années), la « subvention » ainsi calculée passe de 60 à 10. Avec les
très bas prix actuels du pétrole, la prétendue subvention s’est
largement évaporée. Une telle disparition – alors que ni les coûts de
production ni les prix intérieurs n’ont changé – montre assez le
caractère discutable, pour ne pas dire tendancieux, de la définition
choisie. Cette évaporation doit un peu gêner nos subventioneurs car
ils la cachent, continuant de s’accrocher au chiffre de 500 milliards
calculé avec un pétrole à 120 dollars le baril.
Le quatrième tour, le plus gros et le plus productif, consiste à
sortir du chapeau les « externalités » engendrées par l’usage des
combustibles fossiles : maladies pulmonaires, dommages causés par
l’effet de serre, etc. Bien entendu, seules les externalités négatives
sont considérées. Elles sont difficiles à évaluer et à valoriser
sérieusement. On peut donc produire un chiffre élevé, que l’on ajoute
au coût de production (généralement bien plus faible), pour produire
un coût « total » très élevé. Plus élevé que le prix payé, même
lorsque celui-ci est grevé d’une sur-taxation lourde. On baptise
subvention la différence, et le tour est joué. C’est comme si on
disait que le sucre est lourdement subventionné au motif que le coût
de l’externalité d’obésité qu’il cause n’est pas compris dans le prix
du sucre.
Les combustibles fossiles sont donc lourdement taxés. Le sont-ils
trop ou pas assez ? On peut en débattre. Dans certains cas, une
augmentation de cette fiscalité est plaidable. Mais présenter cette
sur-taxation patente comme une subvention massive est une façon
biaisée et peu honnête d’engager le débat. Comme disait Confucius, le
premier principe de la bonne gestion des affaires publiques est de «
rendre à chaque chose son vrai nom ».
Mai 2016
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Cardinal de Hère
2017-07-29 08:29:45 UTC
Permalink
Raw Message
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
J'ai rarement vu un démontage aussi réussi que celui entrepris par
Rémy Prud’homme. Les officines écologistes qui soutiennent que les
combustibles fossiles sont subventionnées sont ridiculisées avec une
logique et une méthode implacables ! Du grand art !
<https://www.climato-realistes.fr/la-sur-taxation-des-combustibles-fossiles/>
Le mythe des subventions aux combustibles fossiles
9 mai 2016 / Usbek
Selon un rapport de l’IEA (Agence Internationale de l’Energie) les
subventions allouées aux combustibles fossiles représentaient en 2013
550 milliards de dollars, soit plus de quatre fois la somme des
subventions aux énergies renouvelable. L’économiste Rémy Prud’homme
explique dans cet article ce qu’il faut penser de cette affirmation
Par Rémy Prud’homme[1]
Les combustibles fossiles sont le nouvel Antechrist, le Grand Satan à
la mode – « A combattre à tout prix et par tous les moyens » dirait
Flaubert s’il complétait son Dictionnaire des Idés Reçues. Le moyen
mis en avant par nos Bouvards et nos Pécuchets contemporains, c’est
évidemment l’impôt, ultima ratio de toute politique. A l’appui de
cette proposition est apparue l’affirmation que les combustibles
fossiles étaient actuellement dans le monde très subventionnés : de
500 milliards de dollars par an. Cette affirmation est fausse. Si
l’on veut bien se donner la peine de réfléchir au lieu de répéter, on
constate que loin d’être subventionnés, les combustibles fossiles
sont à peu près partout lourdement taxés. Aux niveaux de la
production, de la consommation, ou des deux.
Il y a sur-taxation de la production lorsque la fiscalité de
l’activité extractive est plus élevée que la fiscalité des autres
activités. C’est très généralement le cas. Les entreprises minières
paient normalement l’impôt sur les bénéfices et la TVA (lorsqu’elle
existe), et paient très souvent en sus des impôts spécifiques tels
que des redevances (royalties) assises sur les quantités extraites ou
sur leur valeur. Tout le monde sait que les revenus du pétrole
constituent une part considérable (70%, 80%, 90%) du budget du
Venezuela, de l’Algérie, ou de l’Arabie Saoudite – même si nos
subventionnistes font semblant de l’ignorer.
L’ampleur de cette sur-taxation est mal connue mais peut être
estimée. On peut partir d’une évaluation du « prélèvement étatique
moyen » proposée par le Boston Consulting Group : 30 $ par baril
d’équivalent-pétrole. En multipliant par la quantité de barils
produite, on obtient pour 2014 un chiffre d’environ 1.600 milliards
de dollars. On peut aussi partir de la rente pétrolière et gazière,
évaluée par la Banque Mondiale à 2.600 milliards de dollars (pour
2013), et multiplier ce montant par le pourcentage de la rente
capturée par les Etats. Ce pourcentage n’est certainement pas
inférieur à 50%. Cela met la sur-taxation de la production des
combustibles fossiles à environ 1.300 milliards de dollars. Les deux
estimations sont assez voisines. Par prudence, on retiendra la plus
basse comme un ordre de grandeur de la sur-fiscalité qui frappait en
2014 les combustibles fossiles.
Il y a sur-taxation de la consommation de ces mêmes combustibles
fossiles lorsque la fiscalité de leur consommation (ou de celle de
leurs dérivés) est plus élevée que la fiscalité qui frappe les autres
biens. Le cas de la fiscalité des carburants en France en est un
exemple classique et frappant. Il suffit de comparer les prix
hors-taxes et les taxes pour voir que l’essence est taxée à près de
140% et le diésel à un peu plus de 100%. Ces pourcentages se
rapportent à 2014 ; en 2016, avec un prix hors-taxe nettement
inférieur, les pourcentages sont encore plus élevés. Ils sont à
comparer aux 20% de TVA qui frappent les autres biens en France. La
différence est une très importante sur-taxation, qui provient de la
fiscalité dite spécifique, principalement de la TICPE.
On a calculé l’importance de cette sur-taxation pour les seuls
carburants routiers dans plus de 200 pays en comparant le prix à la
pompe avec un prix « normal » (approximé comme le prix hors-taxe
français augmenté d’une TVA de 20%). Les carburants routiers sont
surtaxés dans 87% des pays (en particulier dans tous les grands pays,
même aux Etats-Unis, en Russie, en Chine), et subventionnés dans 13%
d’entre eux. Pour les 36 plus gros consommateurs de carburants
routiers on obtient une sur-taxation nette de plus de 440 milliards
de dollars.
Les carburants routiers ne sont pas les seuls dérivés des
combustibles fossiles à être sur-taxés. Pour la seule Europe,
Eurostat propose une estimation détaillée de la sur-taxation de
l’ensemble des combustibles fossiles : 300 milliards de dollars. In
fine, pour le globe, la sur-taxation de la consommation de
combustibles fossiles est certainement supérieure à 600 ou 700
milliards.
L’addition des sur-fiscalités de la production et de la
consommation donne donc un ordre de grandeur d’environ 2.000
milliards de dollars.
Cela revient à une taxe carbone d’environ 120 dollars par tonne de
CO2. Est-ce assez ? Il n’est pas illégitime de se poser la question.
Les combustibles fossiles constituent une excellente assiette
fiscale, assez facile à imposer, et dont la taxation a peu d’effets
distorsifs négatifs. On peut discuter du montant de cette fiscalité,
le considérer comme excessif – ou comme insuffisant – mais on ne peut
pas nier l’existence de cette surtaxation.
Comment les 2.000 milliards de dollars de sur-taxation facilement
constatables dans les budgets des Etats se transforment-ils en un 500
milliards de subventions totalement invisibles dans ces mêmes budgets
? Cette transmutation de l’or en plomb a d’abord été pratiquée aux
Etats-Unis (et sur le cas des Etats-Unis) par des ONG activistes
comme Greenpeace ou WWF. Elle a ensuite gagné des institutions
responsables comme le FMI ou l’AIE. Ce jeu du « qui veut noyer son
chien l’accuse de la rage » repose sur quatre tours de passe-passe.
Le premier consiste à ignorer systématiquement les 2.000 milliards
de sur-taxation mentionnés ci-dessus. Pas à les nier, mais simplement
à les passer sous silence. C’est ce qu’on appelle mentir pas omission.
Le deuxième revient à baptiser subvention une moindre sur-taxation.
Dans la plupart des pays, tous les carburants sont sur-taxés, mais
certains le sont plus que d’autres. En France (après le tabac taxé à
350%), l’essence est le plus taxé des biens (à 140%), suivi du diésel
(à 100%) – à comparer avec le caviar imposé à la seule TVA à 20%. Nos
subventionistes définissent le prix « normal » des carburants comme
le prix de vente de l’essence. Du coup, le diésel, le troisième bien
le plus taxé en France, est transformé en un bien subventionné ! Avec
cette manière de compter, tous les biens – sauf le tabac et l’essence
– sont subventionnés en France.
Le troisième concerne les pays producteurs-exportateurs de
combustibles fossiles. Dans ces pays les prix auxquels pétrole et gaz
se vendent sur le marché intérieur sont généralement supérieurs aux
coûts de production et inférieurs aux prix à l’exportation.
Considérons un pays où le coût de production est 10, le prix de vente
au consommateur 40, et le prix à l’exportation 100. Doit-on dire que
ce pays surtaxe les carburants de 30 ou qu’il les subventionne de 60
? Les organisations internationales choisissent la deuxième solution.
Dans les comptes publics de l’Iran et l’Arabie Saoudite vous aurez
bien les 30 de sur-taxation, mais aucune trace de cette prétendue «
subvention » de 60. Si le prix à l’exportation passe de 100 à 50
(c’est à peu près ce qui s’est passé au cours des deux dernières
années), la « subvention » ainsi calculée passe de 60 à 10. Avec les
très bas prix actuels du pétrole, la prétendue subvention s’est
largement évaporée. Une telle disparition – alors que ni les coûts de
production ni les prix intérieurs n’ont changé – montre assez le
caractère discutable, pour ne pas dire tendancieux, de la définition
choisie. Cette évaporation doit un peu gêner nos subventioneurs car
ils la cachent, continuant de s’accrocher au chiffre de 500 milliards
calculé avec un pétrole à 120 dollars le baril.
Le quatrième tour, le plus gros et le plus productif, consiste à
sortir du chapeau les « externalités » engendrées par l’usage des
combustibles fossiles : maladies pulmonaires, dommages causés par
l’effet de serre, etc. Bien entendu, seules les externalités
négatives sont considérées. Elles sont difficiles à évaluer et à
valoriser sérieusement. On peut donc produire un chiffre élevé, que
l’on ajoute au coût de production (généralement bien plus faible),
pour produire un coût « total » très élevé. Plus élevé que le prix
payé, même lorsque celui-ci est grevé d’une sur-taxation lourde. On
baptise subvention la différence, et le tour est joué. C’est comme si
on disait que le sucre est lourdement subventionné au motif que le
coût de l’externalité d’obésité qu’il cause n’est pas compris dans le
prix du sucre.
Les combustibles fossiles sont donc lourdement taxés. Le sont-ils
trop ou pas assez ? On peut en débattre. Dans certains cas, une
augmentation de cette fiscalité est plaidable. Mais présenter cette
sur-taxation patente comme une subvention massive est une façon
biaisée et peu honnête d’engager le débat. Comme disait Confucius, le
premier principe de la bonne gestion des affaires publiques est de «
rendre à chaque chose son vrai nom ».
Mai 2016
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Les esprits futiles s'attardent sur la date de publication de se texte
ou encore se contentent de mettre en doute son intégrité et son honneur.
Mais, comme tu le soulignes, aucun ne remet en cause la démonstration de
Rémy Prud'homme. Dont acte.
Paul Aubrin
2017-07-29 08:30:46 UTC
Permalink
Raw Message
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Cardinal de Hère
2017-07-29 09:00:09 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
"René Groumal
2017-07-29 16:43:04 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
Et je ne suis pas le seul, cher Bourricot .
Voici quelques bonnes lectures à lire in extenso :

http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/lobbying/isr-rse/dans-les-coulisses-des-lobbys-petroliers-americains-122580.html

http://petrole-politique-americaine.e-monsite.com/pages/la-politique-interieure/les-lobbys-petroliers.html

Et ce lien très intéressant :
https://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/01/le-lobby-petrolier-a-verse-80-millions-de-dollars-aux-groupes-qui-contestent-le-changement-climatique/

J'arrête là laliste que je pourrais très facilement rallonger.
--
anyone
2017-07-29 19:42:55 UTC
Permalink
Raw Message
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
Et je ne suis pas le seul, cher Bourricot .
http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/lobbying/isr-rse/dans-les-coulisses-des-lobbys-petroliers-americains-122580.html
http://petrole-politique-americaine.e-monsite.com/pages/la-politique-interieure/les-lobbys-petroliers.html
https://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/01/le-lobby-petrolier-a-verse-80-millions-de-dollars-aux-groupes-qui-contestent-le-changement-climatique/
J'arrête là laliste que je pourrais très facilement rallonger.
Et de l'autre coté on trouve ça:


http://www.telerama.fr/monde/ecologie-et-lobbies-ces-parlementaires-europeens-qui-ne-veulent-pas-se-faire-enfumer,134230.php

http://ecologie-illusion.fr/Greenpeace_une_multinationale_du_lobbying.htm

https://www.contrepoints.org/2015/08/19/218507-ce-que-nous-coute-le-lobby-ecolo

http://alerte-environnement.fr/la-face-cachee-des-ong/le-financement-du-lobby-vert/

https://agriculture-environnement.fr/a-la-une/seznec-ecologie-radicale-le-lobby-bio-et-le-maccarthysme
Cardinal de Hère
2017-07-29 20:30:10 UTC
Permalink
Raw Message
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été
Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
Et je ne suis pas le seul, cher Bourricot .
http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/lobbying/isr-rse/dans-les-coulisses-des-lobbys-petroliers-americains-122580.html
http://petrole-politique-americaine.e-monsite.com/pages/la-politique-interieure/les-lobbys-petroliers.html
https://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/01/le-lobby-petrolier-a-verse-80-millions-de-dollars-aux-groupes-qui-contestent-le-changement-climatique/
J'arrête là laliste que je pourrais très facilement rallonger.
http://www.telerama.fr/monde/ecologie-et-lobbies-ces-parlementaires-europeens-qui-ne-veulent-pas-se-faire-enfumer,134230.php
http://ecologie-illusion.fr/Greenpeace_une_multinationale_du_lobbying.htm
https://www.contrepoints.org/2015/08/19/218507-ce-que-nous-coute-le-lobby-ecolo
http://alerte-environnement.fr/la-face-cachee-des-ong/le-financement-du-lobby-vert/
https://agriculture-environnement.fr/a-la-une/seznec-ecologie-radicale-le-lobby-bio-et-le-maccarthysme
Voilà la propagande grossière du malGrou débunquée !
"René Groumal
2017-07-29 21:20:34 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été
Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
Et je ne suis pas le seul, cher Bourricot .
http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/lobbying/isr-rse/dans-les-coulisses-des-lobbys-petroliers-americains-122580.html
http://petrole-politique-americaine.e-monsite.com/pages/la-politique-interieure/les-lobbys-petroliers.html
https://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/01/le-lobby-petrolier-a-verse-80-millions-de-dollars-aux-groupes-qui-contestent-le-changement-climatique/
J'arrête là laliste que je pourrais très facilement rallonger.
http://www.telerama.fr/monde/ecologie-et-lobbies-ces-parlementaires-europeens-qui-ne-veulent-pas-se-faire-enfumer,134230.php
http://ecologie-illusion.fr/Greenpeace_une_multinationale_du_lobbying.htm
https://www.contrepoints.org/2015/08/19/218507-ce-que-nous-coute-le-lobby-ecolo
http://alerte-environnement.fr/la-face-cachee-des-ong/le-financement-du-lobby-vert/
https://agriculture-environnement.fr/a-la-une/seznec-ecologie-radicale-le-lobby-bio-et-le-maccarthysme
Voilà la propagande grossière du malGrou débunquée !
Tu prends tes désirs pour la réalité et tu essaies de noyer le
poisson,sortant du fil de discussion qui est je te le rappelle l'argent
des pétroliers achetant des scientifiques.
Ce que tes liens ne réfutent pas
Et je te signale Neuneu que ton premier lien traite des pressions dont
sont victimes les députés écologistes et non l'inverse.
Je note que finalement tu ne nies pas l'argent dépensé par les
pétroliers pour acheter des scientifiques.
Dont acte.
--
anyone
2017-07-29 23:03:11 UTC
Permalink
Raw Message
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
Post by Paul Aubrin
Post by anyone
Post by "René Groumal
Post by Cardinal de Hère
[1] Professeur des Universités (émérite) ; a été
Directeur-Adjoint de
la Direction de l’Environnement à l’OCDE et Professeur invité au MIT.
Il est totalement indépendant, et n'a jamais, directement ou
indirectement, reçu un sou de l’industrie des énergies fossiles.
A prouver....
A moins de montrer l'erreur dans la démonstration, le preuve semble faite.
Peut-être M.Groumal aurait souhaité que l'on fit la preuve de l'absence
de lien entre Rémy Prudhomme et les industries en question.
Malheureusement pour M.Groumal, selon la logique, ce que demanderait
alors M.Groumal serait demander l'impossible. Et à l'impossible, nul
n'est tenu.
Le malGrou voit des complots pétroliers partout !
Et je ne suis pas le seul, cher Bourricot .
http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/lobbying/isr-rse/dans-les-coulisses-des-lobbys-petroliers-americains-122580.html
http://petrole-politique-americaine.e-monsite.com/pages/la-politique-interieure/les-lobbys-petroliers.html
https://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/01/le-lobby-petrolier-a-verse-80-millions-de-dollars-aux-groupes-qui-contestent-le-changement-climatique/
J'arrête là laliste que je pourrais très facilement rallonger.
http://www.telerama.fr/monde/ecologie-et-lobbies-ces-parlementaires-europeens-qui-ne-veulent-pas-se-faire-enfumer,134230.php
http://ecologie-illusion.fr/Greenpeace_une_multinationale_du_lobbying.htm
https://www.contrepoints.org/2015/08/19/218507-ce-que-nous-coute-le-lobby-ecolo
http://alerte-environnement.fr/la-face-cachee-des-ong/le-financement-du-lobby-vert/
https://agriculture-environnement.fr/a-la-une/seznec-ecologie-radicale-le-lobby-bio-et-le-maccarthysme
Voilà la propagande grossière du malGrou débunquée !
Tu prends tes désirs pour la réalité et tu essaies de noyer le
poisson,sortant du fil de discussion qui est je te le rappelle l'argent
des pétroliers achetant des scientifiques.
Ce que tes liens ne réfutent pas
Et je te signale Neuneu que ton premier lien traite des pressions dont
sont victimes les députés écologistes et non l'inverse.
Je note que finalement tu ne nies pas l'argent dépensé par les
pétroliers pour acheter des scientifiques.
Dont acte.
1/ ce sont mes liens, pas ceux du Cardinal.

2/ il n'est pas question de nier que les pétroliers défendent leur
business. Rien de plus normal, il n'y a rien de immoral à cela, en tout
cas chez les anglo-saxons.

3/ il faut en contre partie admettre qu'il existe aussi un lobbying
vert, comme il en existe des tas d'autre. Toutes les ONG font du
lobbying auprès des états pour d'abord obtenir des subventions et
ensuite utiliser ces subvention pour mettre un lobbying pour faire
passer leurs idées.

La pratique est courante et, honnêtement, il n'y peu d’intérêt à s'y
intéresser.
Cardinal de Hère
2017-07-29 23:51:23 UTC
Permalink
Raw Message
Post by anyone
Post by "René Groumal
Tu prends tes désirs pour la réalité et tu essaies de noyer le
poisson,sortant du fil de discussion qui est je te le rappelle
l'argent des pétroliers achetant des scientifiques.
Ce que tes liens ne réfutent pas
Et je te signale Neuneu que ton premier lien traite des pressions dont
sont victimes les députés écologistes et non l'inverse.
Je note que finalement tu ne nies pas l'argent dépensé par les
pétroliers pour acheter des scientifiques.
Dont acte.
1/ ce sont mes liens, pas ceux du Cardinal.
Il est fou à lier !
Post by anyone
2/ il n'est pas question de nier que les pétroliers défendent leur
business. Rien de plus normal, il n'y a rien de immoral à cela, en tout
cas chez les anglo-saxons.
3/ il faut en contre partie admettre qu'il existe aussi un lobbying
vert, comme il en existe des tas d'autre. Toutes les ONG font du
lobbying auprès des états pour d'abord obtenir des subventions et
ensuite utiliser ces subvention pour mettre un lobbying pour faire
passer leurs idées.
La pratique est courante et, honnêtement, il n'y peu d’intérêt à s'y
intéresser.
Aujourd'hui l'industrie des énergies intermittentes représentent un
secteur plus important par ses investissements que l'industrie
automobile (source Rémy Prud'homme). Aux USA ce lobby est d'ailleurs
associé au complexe militaro-industriel, à la finance et au secteur
pétrolier pour constituer l'état profond américain dont on connaît le
goût pour les crimes, les guerres illégales et les manipulations de
l'opinion publique à coups d'attentats islamistes.
"René Groumal
2017-07-30 07:35:57 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Post by anyone
Post by "René Groumal
Tu prends tes désirs pour la réalité et tu essaies de noyer le
poisson,sortant du fil de discussion qui est je te le rappelle
l'argent des pétroliers achetant des scientifiques.
Ce que tes liens ne réfutent pas
Et je te signale Neuneu que ton premier lien traite des pressions
dont sont victimes les députés écologistes et non l'inverse.
Je note que finalement tu ne nies pas l'argent dépensé par les
pétroliers pour acheter des scientifiques.
Dont acte.
1/ ce sont mes liens, pas ceux du Cardinal.
Il est fou à lier !
Post by anyone
2/ il n'est pas question de nier que les pétroliers défendent leur
business. Rien de plus normal, il n'y a rien de immoral à cela, en
tout cas chez les anglo-saxons.
3/ il faut en contre partie admettre qu'il existe aussi un lobbying
vert, comme il en existe des tas d'autre. Toutes les ONG font du
lobbying auprès des états pour d'abord obtenir des subventions et
ensuite utiliser ces subvention pour mettre un lobbying pour faire
passer leurs idées.
La pratique est courante et, honnêtement, il n'y peu d’intérêt à s'y
intéresser.
Aujourd'hui l'industrie des énergies intermittentes représentent un
secteur plus important par ses investissements que l'industrie
automobile (source Rémy Prud'homme). Aux USA ce lobby est d'ailleurs
associé au complexe militaro-industriel, à la finance et au secteur
pétrolier pour constituer l'état profond américain dont on connaît le
goût pour les crimes, les guerres illégales et les manipulations de
l'opinion publique à coups d'attentats islamistes.
et dont connaît maintenant l'achat et la corruption de scientifiques
pour contrer les théories qui démontrent l'origine anthropiques du
réchauffement.


--
anyone
2017-07-30 10:18:16 UTC
Permalink
Raw Message
Post by "René Groumal
et dont connaît maintenant l'achat et la corruption de scientifiques
pour contrer les théories qui démontrent l'origine anthropiques du
réchauffement.
vous avez des noms?

Parce que je peux vous dire, que pour conserver leur subventions de
recherches, nombre de labos se sont convertis à la cause anthropique!

ceux qui se sont opposés ont vus leurs crédits réduits.
On a même vu un présentateur TV météo se faire virer pour avoir émis un
simple doute.

Vous trouvez ça normal?
Pourquoi n'en parlez vous pas, vous savez que ce n'est pas marginal.
Cardinal de Hère
2017-07-30 10:28:34 UTC
Permalink
Raw Message
Post by anyone
Post by "René Groumal
et dont connaît maintenant l'achat et la corruption de scientifiques
pour contrer les théories qui démontrent l'origine anthropiques du
réchauffement.
vous avez des noms?
Parce que je peux vous dire, que pour conserver leur subventions de
recherches, nombre de labos se sont convertis à la cause anthropique!
ceux qui se sont opposés ont vus leurs crédits réduits.
On a même vu un présentateur TV météo se faire virer pour avoir émis un
simple doute.
Vous trouvez ça normal?
Pourquoi n'en parlez vous pas, vous savez que ce n'est pas marginal.
Il ne sait rien, c'est un imbécile pompeux.

Loading...